Eloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez

29/11/2014

Après Je suis à l’Est, un très chouette livre de Josef SCHOVANEC vient de paraître chez Plon… Il est disponible en version papier ou numérique.

Sur Autislande, Josef est connu puisque natif de Sperguer

Comprend qui peut…!

Il y a des autistes voyageurs. Un peu. Beaucoup, même. Des autistes du voyage, comme il est des gens du voyage. Tant pis si l’on n’en parle guère, y compris dans la littérature spécialisée. On ne les rencontre ni dans les restaurants branchés de Barcelone, ni dans les salons dédiés au tourisme, encore moins parmi les récipiendaires des listes de diffusion des tour-opérateurs « soleil – plage – soirées ». Plutôt dans une auberge perdue dans les déserts d’Asie. Ou mariés à une Taiwanaise dans un village pittoresque de la province de Hualien. Ou encore, bol de mendiant à la main, moines errant de monastère en monastère dans l’Himalaya (hima-alaya, littéralement « la demeure des neiges », en sanskrit).

Ou encore…

« Il n’y a nulle part où aller sinon partout. Alors continue de rouler sous les étoiles » (Jack Kerouac). En plus des étoiles, seul devant nous le chemin toujours demeure. D’étranges visages, d’autant de repères du passé il se pare. A ceux que les hasards des routes m’ont donné de rencontrer, à ceux qui ont marqué ma mémoire et que pourtant jamais je ne reverrai, que soient dédiées ces pages. Visiteurs d’un moment, ils peuplent plus ou moins directement le présent texte, tout comme ils ont façonné ma vie.

Des échanges toujours francs et directs…

07/11/2013

Attention, chers voyageurs, l’autislandais n’apprécie pas les relations genre bonjour, comment ça va avec réponse genre bien et vous…? — une question en réponse à une autre question.

Si un autislandais vous adresse la parole, c’est pour démarrer un véritable échange, pas une parodie de communication.

Pas mal de voyageurs commettent cette erreur qui leur attire en retour du ressentiment.

En effet, l’autislandais préfère mille fois que vous lui répondiez brutalement et franchement que vous n’avez pas le temps de discuter avec lui mais que vous prendrez le temps de la faire ultérieurement.

Mais attention, pas question non plus alors de se soustraire à la promesse…!

Les deux grandes villes d’Autislande, Haalaykoute et Sperguer

14/04/2013

Surtout, ne ratez pas la visite complète de Haalaykoute, l’endroit auquel il vous faudra impérativement vous rendre pour mieux comprendre Autislande… C’est un territoire où il faut prendre son temps, rester attentif aux personnes que vous croiserez, ne pas être brusque et, surtout, prendre le temps de les écouter puis de leur répondre…

Ensuite, n’hésitez pas à vous déplacer jusqu’à Sperguer, une ville dont les habitants risquent de vous surprendre par leurs capacités…

Du calculateur prodige au dessinateur capable de reproduire une pièce complexe juste en l’ayant vue 30 secondes ou au musicien qui joue un air entendu pour le première fois, les sperguers sont impressionnants sans en avoir l’air…

Vous rendre à Autislande

13/04/2013

La première surprise des visiteurs d’Autislande est de découvrir l’incroyable proximité de ce territoire…

  • Jamais je n’aurais pensé que je rencontrerais des autislandais à deux pas de chez moi — Robert, 53 ans, agriculteur
  • Me rendre à Autislande est d’une simplicité désarmante, j’ai découvert que je pouvais y aller tous les jours et même plusieurs fois par jour — Geneviève, 35 ans, enseignante
  • Une fois que l’on a goûté au plaisir de communiquer avec les autislandais, c’est un réel plaisir de les retrouver quotidiennement — Jean-Marc, 28 ans, chef d’entreprise
  • Je n’avais compris qu’ils vivaient avec nous et suivaient les mêmes études… Désormais, j’essaye de mieux les comprendre et de communiquer avec eux — Gaëlle, 16 ans, lycéenne